Ce qu’il nous faudrait maintenant, c’est arriver à « délégiférer ».
J’observe d’ailleurs que sur les sujets vraiment chauds de la science et de la technologie - la cosmologie, l’origine de l’univers, le changement climatique, les nanosciences -, nous sommes médiatiquement débordés par des discours plus simples que les nôtres qui remportent un grand succès auprès du public. Eh oui, la science est elle aussi victime d’une sorte de populisme racoleur… Avec nos explications laborieuses, nos arguments compliqués, nous ne parvenons pas à nous faire entendre dans un climat qui préfère les demi-vérités simples aux vérités complexes.