Tu votes, on s’occupe du reste ! C’est simple, c’est pratique, c’est la démocratie. C’est le programme 2012. […] C’est que nous n’en sommes plus à notre première élection présidentielle : nous sommes donc en mesure de savoir, aussi sûrement que n’importe quel praticien de la vie, qu’une élection ne change rien au gigantesque bordel qu’est devenu la politique à l’échelle mondiale. […] Qu’un tel challenge soulève encore l’intérêt du peuple paraîtra aussi baroque aux historiens du XXIII ème siècle que le panthéon maya l’est à nos yeux. Et que ces historiens futurs ne s’y trompent pas : les abstentionnistes expriment plus la passivité des blasés que le refus lucide de ceux qui contestent. Médiatiquement parlant, il n’y a d’ailleurs plus de place pour ceux qui refusent la comédie du vote, nulle part ils ne peuvent faire valoir leurs arguments ni surtout exposer leur exemple. En attendant la criminalisation.